Briques pour murs doubles
Cette pose visée par le DTU 20.1, permet la réalisation de murs de type II et III, où le parement maçonné est désolidarisé du mur (hormis les attaches métalliques).
Le mur double associe un mur en briques apparentes de 9 cm d’épaisseur minimum à un mur porteur réalisé en maçonnerie de briques d’au moins 15 cm.
Dans le cas d’un mur double, la coupure de capillarité est assurée par l’absence de joints verticaux sur le 1er rang, 1 brique sur 3. Grâce à la lame d’air et à la coupure de capillarité, il est donc inutile de réaliser un enduit extérieur sur la maçonnerie.
Dans le cas de bâtiments de plus de 1 niveau, la paroi en briques apparentes peut être :
- portée par chaque nez-de-plancher, lesquels peuvent être :
- apparents : les briques pleines ou perforées d’épaisseur reposent sur le plancher de chaque niveau. La longueur du mur ne peut dépasser 12 m sans joint de fractionnement.
- revêtu de plaquettes ou de briques sciées rapportées après coup : l’épaisseur de l’élément rapporté, y compris le mortier de pose, ne doit pas dépasser le tiers de l’épaisseur de la paroi externe et, par ailleurs, il doit être prévu des attaches de liaison (2/m²).
-
filante (ainsi que l’isolant) devant les nez de plancher. La paroi externe est alors liée à la paroi interne porteuse par 5 attaches en métal non corrodable par m², et sa hauteur ne peut excéder 3 niveaux maximum.
Cette dernière solution est bien plus pertinente du point de vue thermique pour éviter les ponts thermiques constitués par des nez de plancher non isolés.
LE + CONSEIL
Par temps chaud il est souhaitable d’humidifier les briques de la gamme CLASSIQUE et de la gamme MOULÉES MAIN avant leur mise en oeuvre.
A contrario, les briques de la gamme ÉMAILLEES ne doivent pas être humidifiées avant leur mise en oeuvre compte tenu de leur faible porosité.
Il est conseillé de protéger les produits de la détrempe totale, des souillures et des sols humides et polluants.
Il est fortement conseillé de protéger les ouvrages en cours de réalisation pour éviter les infiltrations d’eau génératrices d’efflorescences.
