Les configurations techniques optimales
TERREAL fournit l’expertise et des solutions techniques performantes permettant une approche globale de l’enveloppe du bâtiment nécessaire à l’atteinte de ce niveau d’exigence.

Optimisation de la forme du toit
- Privilégier des formes de maison qui maximisent la compacité, c'est-à-dire le rapport surface habitable/surface de parois déperditives.
- Privilégier ainsi les maisons à toiture en pente et combles habités qui est la forme géométrique la plus compacte en toiture. (étude 2009 Tribu énergie pour Promotoit).
Performances thermiques de l'enveloppe
Tous les produits doivent faire l’objet d’un marquage NF ou être titulaire d’un AT valide du CSTB.
| Les performances d'isolation thermiques | Valeur référence RT 2005 | Performance thermique minimale pour atteindre le BBC* |
|||
|---|---|---|---|---|---|
| H1/H2 | H3 | H1/H2 | H3 | ||
| Résistance thermique (1) en m².K/W | Paroi opaque-murs | R≥2,77 | R>2,50 | R>4 - R>3 | R>4 - R>3 |
| Toit | R>5 | R>4 | R>7 - R>10 | R>7 | |
| Plancher bas | R>3,7 | R>2,77 | R>4,5 - R>5 | R>4,5 | |
| Déperditions thermiques en W/m.K ou W/m².K | Ponts thermiques plancher bas | Ψ<0,40 | Ψ<0,15 | ||
| Ponts thermiques plancher intermédiaire | Ψ<0,55 | Ψ≤0,38 - Ψ<0,2 | |||
| Coffre volet roulant | Uc<3 | Uc<1 | |||
| Vitrage | Uw<1,8 | Uw<2,1 | Uw<1,5 | ||
Maçonnerie à inertie moyenne ou légère (maçonnerie de 20 + isolant).
Maçonnerie à inertie lourde monomur terre cuite (> 150 kg/m2).
(1) Résistance thermique de la paroi = résistance thermique de la maçonnerie + doublage + enduits + résistances superficielles.
* Recommandations Terreal facilitant l'atteinte des exigences du label BBC-Effinergie.
Etanchéité à l'air
Les points de vigilance à traiter :
- menuiseries extérieures,
- passages des câbles et appareillages électriques,
- trappes et éléments traversant les parois,
- liaisons façades-planchers,
- liaisons façades-toitures
- coffres de volets roulants.
La qualité de la mise en oeuvre est également essentielle. Il est généralement judicieux de réaliser un test intermédiaire dès la mise hors d’eau hors d’air de la maison.
La Ventilation Mécanique Contrôlée
Il faut veiller à dimensionner et à choisir correctement la VMC en fonction des usages et de la localisation géographique de la maison.
En effet, une VMC consomme de l’énergie électrique pour l’alimentation du ou des ventilateurs et pour le réchauffage de l’air entrant.
On préférera une VMC double flux dans les régions froides où l’utilisation des calories de l’air sortant compensera la consommation plus importante de la ventilation double flux et dans les régions plus chaudes, une VMC hygro B μwatt où la récupération des calories de l’air sortant n’apporte pas un bilan énergétique favorable.
Les dispositifs de production d'eau chaude sanitaire
En utilisant l’énergie solaire pour le chauffage de l’eau, grâce à un chauffe-eau solaire individuel, il est possible d’abaisser la consommation d’eau chaude de 70%.
- Le chauffage solaire individuel CESI
Les chauffe-eau solaires à appoint électrique (échangeur solaire et appoint électrique dans le même ballon) et les chauffe-eau solaires à appoint hydraulique (échangeur solaire et appoint au moyen d’un échangeur raccordé à une chaudière) pouvant être utilisés dans les maisons labélisées BBC doivent être référencés dans la liste Ô solaire (si appoint gaz) mise à jour par Enerplan et consultable sur le site www.o-solaire.fr ou liste bleu ciel EDF (si appoint électrique).
- ECS thermodynamique
Le COP annuel de ce type d’installation spécifiquement prévu pour la production d’eau chaude doit être au minimum de 3. (1)
- Pompe à chaleur sur l’air extrait
L’air extrait du logement par la VMC peut servir à chauffer l’eau chaude sanitaire via une pompe à chaleur utilisant l’air sortant comme source froide. C’est une autre façon de récupérer l’énergie de l’air sortant qui est également envisageable grâce à une VMC double flux qui, dans ce cas, vient chauffer l’air entrant.
Les dispositifs de chauffage
Le chauffage est un des postes les plus importants de la consommation totale de la maison et varie de 5 à 30 kWhep/m²/an en fonction de la zone géographique et du besoin de chauffage lié à la performance de l’enveloppe du bâtiment ainsi qu’à son mode d’occupation. Il faudra veiller à le dimensionner correctement et à privilégier les sources d’énergies renouvelables. Ils seront d’autant plus performant qu’ils seront utilisés avec des émetteurs basse température.
- La chaudière à condensation (fioul ou gaz), avec des rendements supérieurs à 100 %
- La chaudière à bois automatisée de classe 3
- La pompe à chaleur eau/eau (géothermie) avec un COP annuel(1) > 6
- La pompe à chaleur air/eau avec un COP annuel(1) > 4 ou la pompe à chaleur air/air avec un COP annuel(1) > 3
- Le raccordement à un réseau de chaleur
- Le chauffage électrique pour des bâtiments fortement isolés en zone H3 ou le chauffage solaire
- Procédé thermodynamique associant le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire
Les dispositifs de production d'électricité
Au-delà de la basse consommation, il est d’ores et déjà possible de concevoir et de construire des bâtiments qui produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment. Sur la base de maisons basse consommation, intégrer des panneaux solaires photovoltaïques permet de passer du BBC au BEPOS (bâtiment à énergie positive). La loi Grenelle 1 votée en 2009 prévoit que le BEPOS sera la norme dès fin 2020.
Dans le calcul de la consommation totale règlementaire “Cep” de la maison, l’énergie produite par le bâtiment vient en déduction de l’énergie consommée, toutefois pour revendiquer le label BBC, il ne peut être déduit que 12 kWhep/m²/an d’énergie renouvelable ceci afin d’empêcher la pose de panneaux photovoltaïques sur des “passoires thermiques”.
(1) COP = Coefficient de performance, c’est le rapport de l'énergie “utile” (la chaleur restituée à la source chaude) sur le travail.
